L’influenceur financier Humphrey Yang a récemment affirmé que les prêts automobiles à long terme sont le piège financier le plus dangereux en Amérique. Même si cette affirmation est forte, les experts s’accordent sur le fait que les pratiques modernes de financement automobile sont de moins en moins durables. Voici pourquoi :
L’essor des prêts automobiles prolongés
En 1963, la durée moyenne d’un crédit automobile se situait entre 31 et 36 mois. Aujourd’hui, cette durée est plus proche de 69 mois, soit plus du double de la durée. Ce changement n’est pas accidentel. Selon Kelley Blue Book, le prix moyen d’une voiture neuve a atteint un niveau record de 49 191 $ en janvier, et les prêts plus longs sont un facteur clé pour maintenir l’abordabilité.
La raison est simple : l’allongement des conditions de prêt réduit les mensualités, rendant ainsi accessibles des véhicules plus chers. Mais cela a un coût élevé.
Le coût caché des paiements inférieurs
Des prêts plus longs signifient des intérêts totaux plus élevés payés sur la durée de vie du véhicule. Ashley Morgan, avocat spécialisé dans les dettes et les faillites, explique : « Les gens étalent la durée du prêt pour s’offrir un véhicule plus cher… un paiement moins élevé, mais vous payez plus d’intérêts. »
Cela augmente également le risque de difficultés financières :
– Capitaux négatifs : De nombreux acheteurs mettent peu ou pas d’argent de côté, se retrouvant immédiatement dans une situation où leur voiture se déprécie plus rapidement que le prêt n’est remboursé.
– Prêts sous-marins : Certaines personnes finissent par devoir beaucoup plus que la valeur de leur voiture, ce qui entraîne des capitaux propres négatifs lors d’achats ultérieurs. Morgan a vu des cas où des acheteurs devaient 50 000 $ pour une voiture valant seulement 25 000 $.
Le business des prêts à plus long terme
L’évolution vers des durées de prêt plus longues n’est pas seulement due au comportement des consommateurs ; c’est une stratégie commerciale. Des prêts plus longs signifient plus de bénéfices pour les prêteurs et les concessionnaires. Les concessionnaires peuvent vendre des véhicules plus chers tout en maintenant les paiements mensuels dans les limites du budget de l’acheteur.
Le résultat est un cycle d’endettement dans lequel les gens financent perpétuellement des véhicules plutôt que de les posséder directement.
Briser le cycle
La solution ? Les experts suggèrent de traiter la fin d’un crédit automobile comme une aubaine financière. Au lieu d’acheter immédiatement un autre véhicule, continuez à transformer l’ancienne mensualité en épargne. Cela peut accélérer la création de richesse et même permettre de futurs achats au comptant, évitant ainsi complètement le piège.
Sans prêt automobile, vous disposez de plus d’argent dans votre budget pour potentiellement épargner et faire fructifier votre patrimoine.
En conclusion, même si ce n’est pas le seul piège financier, la tendance aux prêts automobiles plus longs est un facteur important dans l’augmentation de l’endettement des consommateurs. En comprenant le fonctionnement de ces prêts, les acheteurs peuvent prendre des décisions éclairées et éviter de tomber dans un cycle de financement perpétuel.























